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Attention Grève SNCF 13 juin ! 

Pour sauver le ferroviaire en France... les cheminots ont choisi... de  se mettre en grève ! 

Les cheminots, "déçus" par le projet de réforme ferroviaire ont décidé de se mettre en grève afin de faire pression sur le gouvernement. En effet le projet de réforme ferroviaire présenté le 29 mai par le gouvernement ne renforce pas le service public. Ce mouvement professionnel n'est pas allé contre le pronostic des observateurs qui prévoyaient depuis plusieurs mois que la reforme ferroviaire ne se ferait pas sans grève.  

Attention grève SNCF du mercredi soir 12 juin à 19 heures à vendredi 14 juin à 8 Heures du matin ! 

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, UNSA, Sud et CFDT), appellent les cheminots à cesser le travail dès le mercredi soir jusqu'au vendredi  matin. 

Le trafic sera inégalement touché il est annoncé, 4 trains sur 10 de prévus en moyenne jeudi, pour les lignes TGV et TER. Le trafic sera en revanche normal sur les lignes Eurostar et Thalys, selon un communiqué de la SNCF.

En Ile-de-France, le trafic sera très perturbé sur les ligne B et D du RER, avec un train sur trois. 

A ce stade il est quand même navrant de constater que l'"arme absolue" et le seul outil pour que  les syndicats fassent connaitre leur opposition réside dans la grève .... 

A ce titre le Colloque sur l'avenir du ferroviaire organisé par le CER a été annulé, ce qui est révélateur de la situation actuelle : plutôt que d'échanger sur ce thème, de confronter les argumentaires et d'assumer lesresponsabilités c'est la solution de facilité qui est  trouvée... Solution qui n'en est pas une, car il n'est pas sûr que l'effet final soit celui escompté...

Il est plus important d'avoir les usagers avec soi que contre soi...

Les syndicats ont-ils mesuré cela ?

 

Pour connaitre les motivations du mouvement : voir

Pour connaitre l'état du traffic: lien

Attention pour le nord Deux-Sèvres aucun trains ne circulera le jeudi 13 juin.

 

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Deux allers-retours Saumur – Les Sables-d’Olonne via Thouars et Bressuire chaque week-end d’été : le train va prendre l’air de la mer.

> Cadences d'été. C'est une expérience qui intéressera ceux qui veulent s'oxygéner sans se ruiner. L'été prochain, la SNCF fera rouler des TER entre Tours et les Sables-d'Olonne, via Saumur, Thouars, Bressuire, Chantonnay et La Roche-sur-Yon, à une cadence inhabituelle. Sur cet itinéraire, un aller-retour est prévu chaque samedi et chaque dimanche durant toute la saison estivale, c'est-à-dire du samedi 29 juin au dimanche 1er septembre. Il faut prévoir deux heures et demie de trajet depuis Thouars. Une sortie d'une journée ou d'un week-end près de l'océan sera facilitée. a-ter02.jpg

 

> Forfait de groupe. Le forfait tribu qui met le transport ferroviaire à la portée des familles en raison d'un coût modeste (45 € pour cinq personnes) concernera cet itinéraire. Disponible à partir du 19 avril, il sera utilisable pour les grandes vacances, mais aussi pour celles de la Toussaint et de Noël.


> Tentative. Il s'agit de redynamiser une ligne ferroviaire un tantinet souffreteuse. Cette ligne – anciennement Paris-Austerlitz-Les Sables – a connu son heure de gloire. Aujourd'hui, elle souffre d'une certaine désaffection, « faute de publicité, estime Thierry Delacroix (CGT-SNCF). Elle est utilisée, parfois, comme itinéraire bis, pour les grands départs, lorsque la région nantaise est saturée. » Cette opération d'été permettra peut-être à une certaine clientèle de se découvrir.


> Pourquoi cet essai ? Il ne faut pas se le cacher, cette ligne, considérée comme rurale, est sous perfusion. Mais les régions (qui financent le matériel et le personnel) ne souhaitent pas la fermer. « Les réouvertures, quand elles sont envisagées, sont trop coûteuses », note Thierry Delacroix. Il est donc important de maintenir cette ligne pour l'irrigation des territoires, au titre de service public.


> Quels moyens ? Ce sont ceux accordés par les régions des Pays-de-la-Loire, du Poitou-Charentes et du Centre. L'Europe finance également sous la rubrique « Citizen Rail ». A noter que, pour cette expérience estivale, le guichet de Thouars ne se sera pas disponible le dimanche matin. Ce qui imposera de réserver son billet avant.

nr.thouars@nrco.fr

Dominique Hérault

La supériorité technique du train sur l’autocar est souvent exprimée par les voyageurs : nous en présentons ici plusieurs confirmations tirées d’études ou d’observations de terrain.

 

L’étude de l’Observatoire régional des Transports des Pays de la Loire


+ Près d’un tiers (30%) de la clientèle ressent le passage à l’autocar, toutes choses égales par ailleurs, comme une régression du transport public et retourne immédiatement à l’automobile.


+ Quel que soit le mode considéré, autorail ou autocar, une augmentation de seulement 10% de la durée du trajet entraîne une baisse de 20% (coefficient d’élasticité –2,0) de la fréquentation et une augmentation de 10% des fréquences entraîne une hausse de 7% de la fréquentation (coefficient d’élasticité + 0,7).


+ Ainsi un transfert sur route avec maintien de la fréquence et augmentation de 20% de la durée du trajet (la durée du trajet de bout en bout passant par exemple de 1h à 1h10) se traduit par une baisse de 30% + (40% de 70%) = 58% de la fréquentation.

 

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Pour maintenir la fréquentation à son niveau ferroviaire, il faudrait doubler la fréquence.


En pratique, comprise entre 30% et 70%, la perte observée de clientèle est sans doute en moyenne voisine de 50% : cela signifie que l’autocar attire en moyenne deux fois moins de voyageurs que l’autorail et n’est utilisé que par la clientèle captive.

 

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Autocar Irisbus régional assurant la liaison Saumur / La Roche sur Yon

 

L’aveu de la DGTPE


La Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE) a reconnu ce phénomène de désaffection pour le transport public routier et proposé d’augmenter la fréquence (jusqu’à 20 services par jour) pour maintenir le niveau de la fréquentation, ce qui aurait évidemment des implications en matière de coûts et de consommation d’énergie.

 

Les transferts sur route des années 1970


Dans leur ouvrage très précis « Des omnibus aux TER » (La Vie du Rail, 2002), Pierre-Henri Emangard, Bernard Collardey et Pierre Zembri citent des pertes de trafic de 37% lors des nombreux transferts intervenus dans les années 1970 (moyenne sur 20 lignes). Un taux moyen de 50% aujourd’hui est donc vraisemblable.

 

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En effet, depuis 30 ans, le taux de motorisation des ménages est passé de 60% à plus de 80% ; le confort et la fiabilité des voitures se sont améliorés ; le réseau routier a été vigoureusement modernisé; le prix des carburants, rapporté au salaire moyen, a été divisé par 3. L’usage de la voiture est donc devenu beaucoup plus attractif.


Certes le confort du car a progressé, mais moins vite que celui du train régional. Enfin, les dessertes ferroviaires étaient tellement mauvaises vers 1970 que les pertes de trafic alors constatées seraient bien plus élevées si on les avait calculées à partir du trafic ferroviaire potentiel.


Les réouvertures de lignes


Des données précises sont connues pour le cas inverse de transfert sur rail.

Sur la relation Nantes-Pornic, des trains circulaient uniquement en été, puis la desserte a été entièrement basculée sur rail en 2001 - 2002. La hausse du trafic a été spectaculaire : entre 2000 et 2005, le nombre de voyageurs a été multiplié par 3,6.

 

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Sur la relation Nantes-Pornic, des trains circulaient uniquement en étéjusqu'en 2001. Depuis c'est toute l'année.


De même, la ligne Tours - Chinon a vu sa clientèle diminuer de 20% lors de sa fermeture en 1980 malgré un renforcement de la fréquence des cars, et l’a retrouvée immédiatement lors de sa réouverture en 1982. En 1987, le trafic atteint 500 000 voyageurs, 30% de plus qu’en 1979...

 

Le transfert sur route, un artifice pour la collectivité afin de réduire les dépenses publiques mais une catastrophe en terme de coût pour la collectivité car l'intêret général ne s'y retrouve pas ...

 


Lorsqu’un autocar circule en remplacement d’un train, il transporte en gros deux fois moins de passagers que le train. La consommation par voyageur transporté est donc pratiquement la même pour l’autorail et pour l’autocar (contrairement à ce qu’affirme la Cour des Comptes, page 59 de son rapport de 2009).

 

Mais la comparaison ne doit pas s’en tenir là : à la consommation de l’autocar, il faut ajouter celle des automobilistes que l’autocar n’a pas réussi à attirer, soit 6,8 litres aux 100 km pour un automobiliste « en solo » et environ 5,3 litres en moyenne sachant que le taux d’occupation moyen d’une voiture est de 1,28 personnes pour les déplacements de proximité

 

Voir aussi l'étude de la FNAUT

C'est le site reporterre qui a annoncé en premier cette information...

 

 

Article extrait du site reporterre

 

"Aucune relance d’une réflexion sur un nouveau site aéroportuaire n’est donc aujourd’hui justifiée" : le préfet de région s’oppose au projet d’aéroport, reprenant point par point les arguments des opposants à Notre Dame des Landes.

 

Mais c’est... à Toulouse. Un fort document, que Reporterre est heureux de verser au débat.

 

 

Cela se passe dans une belle région de France. Depuis de longues années, on y parle d’un projet d’aéroport. Où en est-on, se demandent les élus ? Ils interrogent le Préfet de la région.

 

Et celui-ci lui répond point par point :


+ de nombreuses études ont été menées entre 2000 et 2006 : mais "depuis, de nouveaux éléments sont apparus et doivent être pris en considération"  ;

 

+ en effet, explique le Préfet, même si le trafic de l’aéroport existant a fortement augmenté, le nombre de passagers par avion s’est accru si bien qu’il y a "un nombre de mouvements moins importants que prévu" ;

 

+ de surcroît, poursuit-il, on a restreint les vols de nuit et il y a un "effort continu d’amélioration des performances acoustiques de nouvelle génération", si bien que l’on peut penser que "le développement du trafic de l’aéroport (...) restera cohérent avec le Plan d’exposition au bruit actuel" ;

 

+ de plus, on peut décharger une partie du trafic de l’aéroport sur un aéroport voisin ;

 

+ enfin, explique le représentant de l’Etat, "le projet de lignes ferroviaires à grande vitesse (...) se poursuit normalement".

 

Au total, conclut Henri-Michel Comet, préfet de région, "aucune relance d’une réflexion sur un nouveau site aéroportuaire n’est donc aujourd’hui justifiée".


Cela vous rappelle quelque chose, n’est-ce pas ? Autant d’arguments parfaitement valables pour l’aérport de Nantes... mais c’est de l’aéroport de Toulouse Blagnac, que parle Henri-Michel Comet, préfet de la région Midi-Pyrénées.

 

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Pronostic pour NDDL mal engagé... Un projet trop ancien pour être pertinent ...

L'édito politique de Thomas Legrand tranche par son annonce mais les confidences récentes du président de la Commission du Dialogue qui a indiqué dans la presse "qu'il n'a été convaincu ni par les pro, ni par les pour" n'augure pas d'une issue favorable... et permet à l'éditorialiste de faire le parallèle entre les atermoiements du projet de Notre Dame des Landes et l'hésitation d'un automobiliste derrière un camion :

"C'est bien connu quand on hésite à doubler un camion... il ne faut pas le doubler..."

 

https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQFzEfUZwTG2cV60OtieFnKJYw0kTzCC6fIkDSBqdbE0NtcKZc-aw

 

 Pour  écouter l'édito : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=587185

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