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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 22:10

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

Sauf erreur de notre part,


Dominique de Villepin, 

Philippe Poutou,

Nathalie Arthaud

et Frédéric Nihous *

 

n’ont rien à dire sur le secteur des transports.

 

* Ce candidat s'est retiré de la campagne des présidentielles au profit de Nicolas Sarkozy

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 22:13

 

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

Eva Joly (EELV) :

 

La candidate EELV veut « engager un plan massif d’investissement (4 milliards d’euros par an) dans les transports urbains et interurbains, en privilégiant la proximité à la grande vitesse » et le fret ferroviaire.

Elle s’oppose à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, « un projet absurde », et à tous les projets autoroutiers, y compris les grands contournements d’agglomérations (Strasbourg).

Elle propose de créer rapidement des services de bus sur une large plage horaire pour relier certaines agglomérations entre elles.

Elle souhaite que la France s'inspire de la Scandinavie en instaurant l'obligation de négociation avant toute grève dans les transports publics.

Constatant que les ménages les plus fragiles sont les plus touchés par la hausse du prix des carburants, elle s’engage à ce que chaque Français bénéficie d’un service public de transport à moins de 10 minutes à pied de chez lui : taxi collectif, covoiturage, transport à la demande, bus, tram... Elle réorientera les subventions de la route vers ces alternatives.

 

Elle s’engage à ce que, d’ici 5 ans, la France produise des voitures consommant moins de 2 litres aux 100 km. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement devra accélérer les efforts de R&D, intensifier les partenariats avec les constructeurs automobiles et renforcer le système du bonus-malus.

Les tarifs de péages autoroutiers sont modulés en fonction des émissions de chaque véhicule. Sur tous les axes routiers, la limite de vitesse sera abaissée.

La niche fiscale sur le diesel sera supprimée en 5 ans (à terme, cette mesure rapporterait 1,5 milliard d’euros par an).

 

Le kérosène sera taxé (1,3milliard d’euros).

Une contribution énergie-climat sera introduite : 50% de son produit sera utilisé pour financer des investissements publics écologiques (transports collectifs, maîtrise de l'énergie). Le reste sera redistribué sous forme de “chèque vert” aux ménages les moins favorisés.

Elle propose une loi foncière pour enrayer l'étalement urbain, garantir la mixité sociale et fonctionnelle des territoires urbains et valoriser les espaces naturels, agricoles et boisés.

Pour ce faire, les politiques du logement et de l’urbanisme ne seront plus menées au niveau de chaque commune mais à l’échelle des agglomérations.

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:32

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

 

François Hollande  (PS):


Son programme relatif aux transports est d’une pauvreté déconcertante, alors que le transport est d’une importance aussi cruciale que le logement qui, lui, fait l’objet de nombreuses propositions.


Seul l’engagement n°28 (sur 60) concerne le transport : « je relancerai la politique des transports pour lutter contre la fracture territoriale qui exclut une partie des habitants de l’accès aux emplois et aux services publics. Ma priorité sera d’apporter, tant en Ile-de-France que dans les autres régions, une réponse à la qualité de service des trains du quotidien ainsi qu’à la desserte des territoires enclavés ».

 

La loi Bertrand du 21 août 2007 sur le service prévisible en cas de grève sera maintenue.


L’engagement n°54 relatif à une nouvelle étape de décentralisation va lui aussi dans le bon sens : abrogation de la création du conseiller territorial, clarification des compétences des collectivités, garantie du niveau des dotations de l’Etat à leur niveau actuel, péréquation de leurs ressources, renforcement des régions.

 

Les intentions de François Hollande ont été précisés par son conseiller transport Roland Ries :


+ un 3ème appel à projets de TCSP urbains avec une subvention de l’Etat de 500 millions d’euros;


+ la création, dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, d’autorités organisatrices de la mobilité durable gérant les transports publics, l'autopartage, le covoiturage, les vélos en libre service, le stationnement et la voirie (un souhait du GART et de la FNAUT) ; un renforcement de la loi SRU pour favoriser la densification urbaine ;

 

+ une extension de la tarification des transports urbains selon le quotient familial (mais cette mesure dépend des autorités organisatrices), le candidat étant hostile à la gratuité généralisée, comme la FNAUT ;

 

+ une confirmation des 4 « coups partis » de LGV et une « évaluation de l’utilité sociale » des autres projets ;


+ une ouverture très prudente du TER à la concurrence, à titre expérimental, à l’initiative des régions ;


+ un refus de l’ouverture des services Intercités à la concurrence (mais rien n'est dit sur l’évolution de l’offre et les modalités de financement de ces trains) ;


+ la création d’une ressource spécifique des régions pour le TER, sous forme d’une extension du versement transport en dehors des périmètres de transport urbain ;


+ une modernisation du fret ferroviaire ; la mise en place et le renforcement de la taxe kilométrique poids lourds (Eurovignette 3 intégrant certains coûts externes) pour financer les transports publics ;


+ une gouvernance du rail sous forme d’une holding à l’allemande, comme le souhaitent les présidents de régions PS et les syndicats de cheminots (mais quid de la dynamique commerciale de la SNCF ?).

 

Mais rien n’est dit sur l’insécurité routière.


Rien n’est prévu pour les agglomérations de moins de 100 000 habitants, dans lesquelles le trafic automobile se développe encore;

on ne comprend pas pourquoi l’ouverture à la concurrence est envisagée pour les trains TER et non pour les Intercités, puisqu’il s’agit de service public dans les deux cas ;

une réunification de la SNCF et de RFF, dont les risques ne sont pas évoqués, est envisagée avant même la définition d’un projet ferroviaire (offre de services, consistance du réseau, financement, conditions de concurrence avec la voiture et l’avion).

 

Par ailleurs le candidat est favorable à la LGV Poitiers-Limoges, le projet le plus mal conçu de tous, et refuse tout abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ainsi que des projets autoroutiers inscrits au SNIT (en particulier l’A45, mais il est hostile au grand contournement de Strasbourg, comme Roland Ries).

 

Sa prise de position en faveur de la TIPP flottante, mesure inefficace, ruineuse pour l’Etat, antiécologique et antisociale, est affligeante et irresponsable (voir) et jette elle aussi un doute sérieux sur sa volonté de réformer en profondeur la politique des transports puisqu’elle écarte toute fiscalité écologique portant sur la voiture, à l’exception d’une taxe autoroutière (la taxation du kérosène consommée par les avions en trafic intérieur est elle aussi ignorée).

 

Sa promesse d’ouvrir une «conférence environnementale» suggère qu’il n’a pas de projet très précis en ce domaine.

ps logo

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:15

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République)

 

Le candidat gaulliste veut investir dans les infrastructures de transport conformes aux exigences du développement durable (ferroutage, transport fluvial,...),

réintégrer dans le giron public les sociétés d'autoroutes pour que les péages servent à nouveau à financer l'effort national de transport (à quel coût pour l’Etat ?)

et créer un troisième aéroport international dans le grand Bassin parisien pour limiter les nuisances sonores et la pollution de l'air en zone urbaine. Une proposition d’un autre âge !

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 22:12

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

Corinne Lepage (CAP21)

 

La candidate de CAP21, ancienne ministre de l’environnement qui a introduit les Plans de déplacements urbains, avance un ensemble riche et cohérent de propositions réglementaires et fiscales très pertinentes et très précises, par exemple :

+ contraindre toutes les entreprises et collectivités territoriales à disposer d’un plan de transport,

+ rendre obligatoire le filtre à particules sur tous les véhicules diesel,

+ moduler la TVA sur les biens de consommation suivant leur taux de pollution et de contribution à l’effet de serre,

+ imposer la norme de 120 g CO2/km pour les flottes captives de l’Etat et des collectivités publiques,

+ soumettre le kérosène à la TIPP et à la TVA,

+ rétablir la vignette automobile,

+ appliquer une baisse généralisée des vitesses sur les routes,

+ envisager le bridage des moteurs à la vitesse maximale autorisée,

+ décréter un moratoire sur la construction d’autoroutes, favoriser le transport combiné rail-route-voie d’eau,

expérimenter le péage urbain,

+ ne favoriser que les biocarburants à éco-bilan positif et baisser leur niveau de défiscalisation,

+ intégrer le coût environnemental du carbone dans la fiscalité des carburants routiers,

+ arrêter de subventionner les émissions de gaz à effet de serre par les réductions de taxes accordées aux transporteurs routiers,

+ appliquer le principe pollueur-payeur au transport aérien.

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:16

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Analyse des positions des candidats déclarés

 

Jean-Luc Mélenchon  (PG - PCF ):

 

Dans sa brochure « Vite, la planification écologique », le candidat du Front de gauche dénonce « le choix insensé du tout routier, tout pétrole ». Il approuve le scénario Negawatt.

Il veut freiner l’étalement urbain générateur de déplacements individuels, lutter contre la désertification rurale, rapprocher les lieux d’habitat, de travail et de loisirs, interdire la création de nouvelles grandes surfaces commerciales et relancer le commerce de proximité.

Ces intentions sont excellentes, mais les moyens nécessaires ne sont pas précisés.

Il souhaite développer les réseaux de transport urbain, mais il se montre favorable à leur gratuité (« là où elle a été mise en oeuvre, les habitants y ont gagné l’équivalent d’un 13ème mois ») sans voir les effets pervers de cette formule.

 

Opposé à l’introduction de la concurrence dans le secteur ferroviaire, qu’il semble assimiler à une privatisation, il estime indispensable de réunifier SNCF et RFF « pour revenir à un service public du transport ferroviaire ».

Il veut développer le transport du fret par le rail et la voie d’eau et propose la réalisation rapide d’une autoroute ferroviaire entre la Belgique et l’Espagne.

Il conditionne le financement des grands équipements (autoroutes, LGV, aéroports) à la démonstration de leur utilité sociale. Il a pris position contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Il refuse toute forme de taxe carbone mais veut abolir l’exonération fiscale du kérosène « alors que les particuliers paient plein tarif sur l’essence ».

 

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Note du Blog :

Jean-Luc Mélenchon est le candidat commun du parti de gauche et du parti communiste français dont les positions respectives ne sont pas identiques sur les infrastructures de transport : ainsi si le PG est opposé à l'aéroport Notre Dame des Landes, ce n'est pas le cas du PCF, notamment en Région Pays de la Loire, qui a réagi lorsque le candidat a fait ses déclarations...

Cette opposition est sans doute encore plus marquée sur le nucléaire qui est défendu par le PCF alors que Jean-Luc Mélenchon se prononce pour un référendum et la sortie de l'atome...

Cette opposition marque une ligne de partage, d'une part entre les partisans du productivisme et les alternatifs proche des idées des écologistes... A noter également la conversion très tardive à l'écologie de Jean-Luc Mélenchon  lui qui était un pourfendeur des verts il y a peu encore...

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:16

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

François Bayrou (MODEM) :

 

Le candidat du Modem affirme de manière pertinente que «le réchauffement est la première menace qui pèse sur l’environnement, il faut décarboner progressivement l’activité humaine, notamment en économisant l’énergie».

Mais il ne donne aucune précision sur la manière d’atteindre cet objectif. 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:46

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Analyse des positions des candidats déclarés :

 

Marine Le Pen (FN) :

 

Contrairement au logement, le transport ne fait pas l’objet d’un chapitre spécifique de son programme.

La candidate du FN estime que « l’Etat doit retrouver la capacité d’une définition stratégique de la politique des services publics et de l’aménagement du territoire ». Comment ne pas l’approuver ?

 

Mais elle est opposée à la décentralisation et souhaite un retour en arrière :

elle préconise que la responsabilité des transports régionaux soit transférée à l’Etat et que les tarifs des transports de proximité soient plafonnés par l’Etat ;

elle est hostile à l’ouverture du rail à la concurrence « afin d’éviter la fermeture des lignes non rentables ».

 

Cette vision étatiste est contraire à la philosophie de la FNAUT, pour laquelle la décentralisation et l’expérimentation sont les conditions indispensables d’une bonne adéquation entre l’offre de transport et les besoins des usagers.

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 09:47

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Bilan de l’action de Nicolas Sarkozy

 

Ce bilan a été établi avec prudence car les jugements immédiats sont dangereux : les effets de certaines décisions ne sont perceptibles qu’à la longue. Qui prévoyait les transformations profondes induites par l’introduction des Plans de déplacements urbains par Corinne Lepage ? L’impact des dispositions de la loi Grenelle 2 est encore difficile à  apprécier (et de nombreux décrets d’application restent à prendre).

 

Le Grenelle de l’environnement, qui a suscité beaucoup d’espoirs, a débouché, dans un premier temps, sur un ensemble de décisions positives :

+  subventionnement des TCSP des villes de province (deux appels à projets) ;

+  lancement de 4 LGV et lancement de la régénération du réseau ferré classique, laissé à l’abandon par les gouvernements précédents de droite et de gauche ;

généralisation de la prime transport pour les déplacements domicile-travail ;

+  loi Bertrand sur le service prévisible et extension au transport aérien (à confirmer) ;

+  avancées sur le Code de la rue bénéfiques aux cyclistes ;

+  actualisation du montant des amendes pour stationnement illicite ;

+  lancement du cadencement des services ferroviaires ;

convention Etat-SNCF sur les trains TET, taxation des sociétés autoroutières pour les financer ;

création de la carte enfant-famille valable sur les TGV, Téoz et Lunéa ;

+  taxation des plus-values foncières pour financer les TCSP ;

+  hausse du versement transport (villes moyennes et touristiques) ;

+   quelques avancées sur la politique urbanisme-transport (loi Grenelle 2) et l’intercommunalité ;

+  poursuite d’une politique ferme de sécurité routière (avec des accès de faiblesse).

 

Puis de sérieuses déceptions ont été provoquées, en particulier par l’abandon de la taxe carbone, une mesure pourtant très sérieusement édulcorée par rapport aux préconisations de la commission Rocard.


Cet abandon – facilité par l’attitude de l’opposition - a été suivi d’un revirement très net de Nicolas Sarkozy (mars 2010) : « l’environnement, ça commence à bien faire », « passer du tout autoroute ou du tout route à l’excès inverse de l’interdiction de tout projet, c’est condamner des départements et des territoires à une mort qui ne correspond en rien à leur avenir »

 

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En définitive, même si l’impact de certaines dispositions de la loi Grenelle 2 est encore difficile à apprécier, la «révolution profonde et tranquille» annoncée lors du Grenelle de l’environnement n’a manifestement pas eu lieu, la «stratégie de rupture» annoncée n’a pas été mise en oeuvre.

 

+ Bien des décisions ont été écartées (réduction des vitesses routières, taxation du kérosène),

n’ont été que des demi-mesures (vélo, sécurité routière, versement transport, trains TET, réforme des collectivités territoriales), ont été retardées (redevance poids lourds, réforme de la gouvernance du système ferroviaire) ou sont restées à l’état d’annonces (SNIT).

Les réouvertures de lignes périurbaines ont été bloquées par l’absurde « circulaire Bussereau » exigeant la suppression systématique de tous les passages à niveau.

 

+ Des contradictions sont apparues (relance des autoroutes A831 et A45 et de bien

d’autres investissements routiers, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, nouveaux avantages fiscaux accordés aux transporteurs routiers, autorisation de circulation des 44 tonnes, prime à la casse, soutien financier accordé au secteur automobile sans contrepartie dans le cadre du grand emprunt, subventionnement des agrocarburants de première génération).

 

+ Enfin les difficultés de financement du transport collectif n’ont pas été résolues.

Le troisième appel à projets prévu pour les TCSP n’a pas eu lieu. Les subventions de l’Etat à RFF ont baissé et il manque au moins un milliard d’euros par an pour que le système ferroviaire puisse fonctionner correctement. Pourtant le projet de LGV Poitiers-Limoges (pourtant le premier projet de LGV à éliminer) a été confirmé récemment.

 

En définitive, la situation n’a pas connu d’évolution à la hauteur des enjeux : ainsi le fret ferroviaire s’est effondré de 25% depuis 2008, la pollution automobile urbaine n’a pas été réduite, les retards d’équipement en transport urbain et en ferroviaire se sont accumulés, la France ne s’est pas préparée à la fin prochaine du pétrole bon marché, la réduction de la consommation d’énergie et des GES dans le secteur des transports a été très largement inférieure aux objectifs du Grenelle de l’environnement.

 

Tout ne pouvait pas changer en cinq ans, mais le bilan global n’est pas satisfaisant car les décisions ont trop manqué d’ampleur et de cohérence.

 

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La perspective d’une réélection de Nicolas Sarkozy suscite donc bien des réserves : tout ne pouvait pas changer en cinq ans, mais le bilan global est décevant car les décisions ont trop manqué d’ampleur et de cohérence.

 

Cependant - toujours uniquement en ce qui concerne les transports et l’environnement - on peut en dire autant, comme nous allons le voir, des intentions de François Hollande et – à de rares exceptions près – des autres candidats.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:48

 

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  Charte des Transports proposée par la FNAUT (2) :

les principes et les moyens d’une politique nouvelle

 

 ( suite )

 

Les moyens d’une politique nouvelle

 

Une politique efficace des transports passe par une profonde révision du choix des infrastructures nouvelles (SNIT), encore beaucoup trop axé sur la route ; de la fiscalité et des financements ; de la réglementation et de la gouvernance.

 

Infrastructures nouvelles


+ Abandon des projets autoroutiers ou de type autoroutier

+ Abandon des projets aéroportuaires (Notre-Dame-des-Landes)

+ Abandon des projets de canaux à grand gabarit (Seine-Nord, Saône-Moselle)

+ Accélération des investissements de TCSP urbains, des aménagements cyclables et de

l’adaptation des transports urbains aux personnes handicapées

+ Régénération, modernisation et maillage du réseau ferré classique

+ Hiérarchisation des projets de LGV (abandon du projet Poitiers-Limoges)

+ Investissements à l’échelle européenne : lignes transfrontalières et internationales, autoroutes, ferroviaires et maritimes


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En matière d'infrastructures, les choix favorisent la route au détriment du rail (2 x 2 voies de type autoroutière 

entre Laval et Mayenne et voie ferrée Nantes - Bordeaux

Fiscalité


+ Diminution du niveau du barème fiscal kilométrique

+ Taxation du kérosène consommé par les avions en trafic intérieur

+ Introduction d’une écoredevance sur le billet d’avion pour financer les LGV

+ Hausse des taxes sur les péages autoroutiers pour financer les trains Intercités

+ Mise en place rapide de l’écoredevance poids lourds pour financer le fret ferroviaire  (chaque écoredevance doit être affectée de manière précise, rationnelle et pédagogique)

+ Arrêt de la baisse du taux de la fiscalité des carburants automobiles

+ Suppression des subventions aux agrocarburants 

+ Extension du versement transport des entreprises à l’ensemble du territoire

+ Retour de la TVA à 5,5% pour les transports publics

  Fresque 2006 06 25 07

Le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes est emblématique des choix politiques dans le domaine des transports

 

Réglementation


+ Approfondissement du Code de la Rue

+ Réduction de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sur route et autoroute

+ Maintien des sanctions pour les petites infractions au Code de la route

+ Normes environnementales plus sévères (émissions de gaz à effet de serre par les véhicules)

+ Affichage obligatoire du contenu en gaz à effet de serre de toutes les prestations de transport

+ PDU obligatoires dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants

 

Gouvernance


+ Poursuite de la décentralisation (stationnement urbain, possibilité d’expérimenter le péage

urbain dans toutes les villes, autorisation d’augmenter la part régionale de la TIPP)

+ Répartition des compétences transport des départements entre agglomérations et régions

+ Simplification de la gouvernance du système ferroviaire

+ Ouverture à la concurrence (TER et trains Intercités) avec guichet unique pour le voyageur

et maintien de la tarification sociale

+ Soutien aux opérateurs ferroviaires de proximité (fret)

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