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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:10
Un bon repas de temps en temps : dans la région de Lille, le groupe céréalier Roquette a compris comment motiver les cheminots de la branche fret de la SNCF dont il est le client. «Les collègues sont contents et font davantage que ce qui est prévu par le règlement, explique un responsable syndical de la SNCF. Souvent, ils acceptent de préparer en fin de journée les trains du lendemain pour qu'ils partent plus rapidement.» Voilà où on en est arrivé aujourd'hui pour sauver le fret, après l'échec du plan de 1,5 milliard d'euros en 2003. Les clients de l'entreprise publique sont mis malgré eux à contribution pour essayer de faire travailler un peu plus les cheminots.

Pour sa part, Guillaume Pepy, qui avait fait chou blanc en novembre dernier avec une nouvelle réforme, n'a pas dit son dernier mot. La direction de l'entreprise fait passer en catimini son projet site par site. «On lui ferme la porte et il revient par la fenêtre », ironise un délégué syndical. La stratégie consiste à jouer des divisions entre les échelons syndicaux pour instaurer localement ce qui n'a pas été accepté au niveau national.

Le stratagème embarrasse les syndicats. «Il y a une véritable omerta sur le sujet, explique un responsable élu à l'échelon national. La direction avance cachée et les organisations syndicales locales ne nous tiennent pas informés de ce qu'elles acceptent sur le terrain. » Selon nos informations, la SNCF a proposé à ses cheminots du site du Bourget, en région parisienne, de rejoindre la filiale de fret VFLI où ils seront mieux payés en travaillant davantage.

Sur le site de Thouars, dans les Deux-Sèvres, la direction fait planer la menace de perdre un contrat avec Eurovia, une filiale de Vinci, qui lui assure aujourd'hui la moitié de son chiffre d'affaires. L'offre d'Euro Cargo Rail, filiale de la Deutsche Bahn, serait 10 % moins chère. La SNCF a donc déclenché début février une demande de concertation immédiate avec ses syndicats, n'hésitant pas à inverser les rôles en occurrence. Cette procédure est en effet normalement actionnée par les cheminots avant une grève. Ce faisant, elle a permis la tenue d'une réunion dès le 9 février. La direction de l'entreprise publique a alors proposé aux cheminots ce qui n'avait pas été accepté en novembre. À savoir ramener de 126 à 104 jours le nombre de jours de congés annuels, rallonger le temps de conduite de nuit et mettre fin à la règle dite du «19/6 ». Rappelons que cette réglementation assure au cheminot de ne pas terminer sa semaine de travail le vendredi après 19 heures ni d'en commencer une autre avant 6 heures du matin.

Le projet de réforme avait été enterré en quelques jours en novembre dernier par Guillaume Pepy face à une mobilisation syndicale qui menaçait de bloquer une nouvelle fois la France. Le revoilà d'actualité dans le département des Deux-Sèvres. [...]

Ces négociations au niveau local constituent une question de survie pour le transport de marchandises à la SNCF. La branche, déficitaire depuis une dizaine d'années, devrait afficher des pertes de 450 millions d'euros en 2008. Lourdement handicapée par le régime social de ses agents qui alourdit ses coûts de 34 %, elle continue à perdre des parts de marché face aux opérateurs privés. Ces derniers, qui représentaient 5,5 % du marché il y a un an, en occupent aujourd'hui 8,7 %.


A l'image de ColasRail ex-SécoRail, les concurrents de la SNCF mettent à mal l'entreprise public au niveau local notamment sur le site thouarsais où les circulations sont nombreuses pour les convois de granulats.

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commentaires

michou 12/03/2009 09:24

Tout à fait d'accord. C'est bien un choix de la SNCF mais imposé par l'Etat et l'Europe. En fermant les gares au wagon isolé on ferme ces points de desserte à tout trafic de Fret ferroviaire puisque la majorité de celles-ci ne fait pas de trains complets. A l'inverse certaines entreprises qui reçoivent des trains complets, réexpédient leurs wagons isolément ou par petits groupes. Donc cette décision va bien au-delà des petites gares. Surtout on s'aperçoit que le livre Blanc de l'Europe sur les transports c'est du flan!

Fabrice 11/03/2009 22:26

Sauf que, et Michou m'en excusera, le EF Privées ne s'occupent pas des wagons isolés... Donc ces fermetures, qui au moins en partie, trouvent justifications dans des choix économiques, sont les conséquences de la politique de Transport voulue par l'Europe, conséquence aussi de l'égemonie du transport routier, qui est devenu la réferernce et l'eceuil, pour les coûts actuels du ferroviaire...D'autres voisins, Suisses, Allemands, Autrichiens, etc, continuent, pour leur part, les wagons isolés..c'est bien donc qu'il existe une pertinnence à rechercher.. Et donc que ces choix d'abandons Français sont politiques.Fabrice

michou 08/03/2009 11:40

Euh... Il n'y a plus de chasse gardée et c'est bien dommage. Merci à nos politiques de laisser tomber les services publics.Si les ef privées ne prennent pas plus de trafic c'est que ce n'est sans doute pas assez rentable. Il n'y a que les trafics les plus juteux qui les intéressent. Et la direction SNCF, en fermant 350 gares aux trafics par wagons isolés, donne un sérieux coup de pouce au privé. 

fabrice 07/03/2009 01:33

Encore faudrait t'il que Colas rail travaille tous azimuts, ce qui n'est pas le cas. Les trafics Eurovia sont chasse gardée de Fret SNCF et d'ECR. D'autres schémas sont en place pour les livraisons, et les chargeurs ne se privent pas pour La Noubleau de faire travailler, et Colas, et Fret SNCF, un peu comme pour la route où plusieurs transporteurs sont mis à contribution.Nous voyons reguliérement les trains Fret SNCF venir à La Noubleau, et tant mieux, faut que tout le petit monde ferroviaire vive...Mais si Fret lache le morceau, celà ne saurait être imputable aux EF, il faut bien le savoir.. Nous n'avons aucune prise sur des decisions essentiellement politiques.Fabrice

michou 02/03/2009 09:28

Il faut reconnaître que la SNCF fait tout ce qu'il faut pour leur faciliter le travail.Merci qui ?...