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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 15:12

Vendredi 31 mars à minuit, le monopole de la SNCF dans le transport ferroviaire de marchandises aura vécu. Conformément aux décisions de Bruxelles sur la libéralisation du fret, la dernière phase - l'ouverture du marché domestique à la concurrence, après celle des relations transnationales, effective depuis mars 2003 - permettra à n'importe quel opérateur privé de faire circuler des trains de marchandises sur le territoire national.

Cette ouverture se fait avec quelques mois d'avance sur le calendrier européen, qui a retenu comme date le 1er janvier 2007. L'anticipation de l'ouverture du marché domestique était l'une des contreparties demandée par Bruxelles à son aval à la mise en place de l'ultime plan de sauvetage des activités fret de la SNCF.

Selon la communication faite par le ministre des transports, Dominique Perben, au conseil des ministres mercredi 29 mars, sept entreprises ferroviaires disposent d'un certificat de sécurité leur permettant de circuler sur tout ou partie du réseau ferré national. Outre la SNCF, il s'agit de Veolia Cargo, Europorte 2 (Eurotunnel), Rail4Chem (BASF), B-Cargo (chemins de fer belges), EWSI (English Welsh Scottish Railways International) et CFL Cargo (les Chemins de fer luxembourgeois et Arcelor).

L'arrivée de ces nouveaux acteurs devrait permettre au fer de regagner quelques parts de marché sur le transport routier. Depuis vingt ans, la route ne cesse d'accroître sa prédominance sur le rail : désormais 80 % des marchandises circulent sur la route.

Pour M. Perben, le rail et la voie d'eau "présentent des avantages importants, en termes de réduction de la congestion routière, de sécurité, de préservation des zones sensibles, de consommation d'énergie, de pollutions locales et d'émissions de gaz à effet de serre".

Cette libéralisation pénalisera-t-elle l'activité fret de la SNCF, toujours largement déficitaire ? Louis Gallois, patron de l'entreprise ferroviaire, qui s'est fixé comme objectif de renouer avec des comptes équilibrés en 2006, estime que l'arrivée de nouveaux entrants représente un bouleversement "très significatif".

Les appels d'offres établiront de nouveaux standards de prix et d'organisation logistique. La SNCF s'est préparée de longue date à cette concurrence, et les spécialistes sont convaincus qu'elle sera salutaire pour le fret.

Philippe Bonnevie, délégué général de l'Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF), qui représente près de 80 % des clients industriels de la SNCF, cité par l'AFP, estime qu'il n'y aura "pas de big bang", tout en regrettant que "la France ait tout fait pour retarder et compliquer l'ouverture du marché". Selon M. Bonnevie, la libéralisation en Allemagne a permis de stabiliser la part du ferroviaire autour de 20 % du transport de marchandises.

Cette conviction est partagée par Réseau ferré de France (RFF), le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, dont le président, Michel Boyon, rappelle souvent que la "libéralisation du transport de marchandises est une chance et qu'elle devrait enrayer la chute du fret ferroviaire en France".

Colas, le spécialiste du BTP, filiale du groupe Bouygues, a ainsi déposé un dossier pour obtenir à la fois sa licence d'opérateur ferroviaire et le certificat de sécurité.

Pour Colas l'enjeu est de taille : l'entreprise fait circuler 3 millions de tonnes par an, dont près de 30 % par la route, car la SNCF "n'est pas en mesure de toujours répondre à nos attentes", regrette Benoît de Bodman, PDG de Seco-Rail, filiale spécialisée de Colas dans le transport ferroviaire.

" La SNCF a considérablement augmenté les coûts du transport de fret pour parvenir à l'équilibre des comptes de sa filiale", assure le patron de Seco-Rail, ajoutant que créer sa propre structure de transport "lui permettra à la fois de mieux maîtriser ses coûts et surtout d'obtenir une meilleure qualité de service".

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commentaires

michou 19/01/2007

L'agroalimentaire demande au gouvernement de faire passer la charge des camions de 40 à 44 tonnes. Le Fret ferroviaire, si la mesure est décidée, va encore trinquer. Le lobby routier a encore frappé !  

Jacques 11/02/2007

C'est une tres bonne nouvelle!
La SNCF va enfin comprendre ce qu'est la concurrence et comprendre ses erreurs du passe.
L'abandon des lignes dites a faible rentabilite va etre regrette par notre operateur historique dont la societe "cousine" RFF va voir affluer les demandes de reouverture.
Vraiment tres heureux!

michou 14/02/2007

Il faut d'abord voir si RFF aura les moyens de le faire. Je pense plutôt que ce sont les régions qui vont financer.  Ce n'est que justice après trente ans de financements pour les routes à tous les niveaux.