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Mardi 1 septembre 2009
La CGT-cheminots va organiser un large rassemblement à vocation régionale, notamment contre « la casse du fret ».

Ce sera le 9 septembre, place de la gare à Thouars, à 10 h 30.

Didier Le Reste, secrétaire général du syndicat, sera présent à Thouars. Des prises de paroles sont prévues à 11 heures. Il s'agit d'« imposer des alternatives à la libéralisation » de la SNCF et du fret.
Par NR79 - Publié dans : >> Fret ferroviaire
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Mardi 4 août 2009

La SNCF perd toujours plus de terrain dans le fret au profit des opérateurs privés qui ont vu leur part de marché augmenter fortement ces derniers mois, même si le contexte économique reste difficile.

 

La part de marchés des nouveaux entrants dans le secteur est passé de 8,3% en décembre 2008 à 12% en mai 2009, selon les données fournies par Réseau Ferré de France (RFF), confirmant une information des Echos. "L'ouverture à la concurrence sur le fret ferroviaire a incontestablement été une réussite", a commenté Hervé de Tréglodé, directeur général adjoint de RFF. "Les nouvelles entreprises ferroviaires voient leurs parts de marché augmenter régulièrement".

"Le pari de l'ouverture était loin d'être gagné au début. Il y a trois ans, on lisait dans la presse: 'On n'y arrivera jamais, la France est un pays très fermé et c'est un secteur très difficile économiquement'", a-t-il rappelé.

 

 

La CGT-cheminots, premier syndicat à la SNCF, a pour sa part déploré cette "libéralisation du fret". Le syndicat dit avoir observé "une recrudescence d'incidents et d'accidents, intervenus ces derniers mois, mettant en cause les opérateurs ferroviaires privés chez qui la réduction des coûts et l'abaissement des conditions sociales sont la règle". Dans un communiqué, la CGT a fait état de deux accidents qui ont eu lieu le week-end dernier.

 

Le premier a touché un train de marchandises d'EuroCargoRail qui "a déraillé, arrachant 350 mètres de voies de chemins de fer à Forbach (Moselle), interrompant les circulations fret, TER et TGV".

L'autre accident a concerné un train de marchandises de Colas Rail, filiale de Bouygues, à Saint-Hilaire-au-Temple (Marne), qui "a aussi déraillé avec arrachement de la voie et des caténaires", selon le syndicat.

Cependant, RFF affirme ne pas avoir constaté "d'accidentologie plus forte du côté des nouvelles entreprises ferroviaires par rapport aux entreprises historiques".

 

Le secteur du fret reste par ailleurs très touché par la crise. L'indice de référence de RFF, les trains-kilomètres, c'est-à-dire le produit entre le nombre de trains qui circulent par la distance parcourue par ces trains, est passé de 9 millions en juin 2008 à 6,6 millions en mai 2009.

 

La SNCF a enregistré au premier semestre 2009 une baisse de 4% de son chiffre d'affaires à 11,94 milliards d'euros, plombé par la chute de ses activités de transport de marchandises et de logistique.

Elle envisage notamment de reconfigurer sa branche fret, en réduisant par exemple son activité de "wagon isolé" (activité sur mesure pour des quantités limitées) et se lancer dans le transport de marchandises à grande vitesse. Une réunion de la commission économique du comité central d'entreprise (CCE) sur le sujet doit avoir lieu le 28 juillet.

Les lignes internationales de fret en Europe sont ouvertes à la concurrence depuis 2003, tandis que les lignes intérieures le sont en France depuis 2006.

 

 

Sept entreprises en plus de la SNCF font aujourd'hui rouler des trains dans l'Hexagone (Veolia, EuroCargoRail, Colas Rail, B-Cargo, Europorte 2, CFL-Cargo, VFLI).

Par LesEchos - Publié dans : >> Fret ferroviaire
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Mardi 4 août 2009
Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, s'est réjoui vendredi du lancement par Réseau Ferré de France (RFF) du second tour de l'appel d'offres pour la mise en concession du tronçon Tours-Bordeaux de la future ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA).

"Le dossier bloqué depuis un an est enfin entré dans une phase opérationnelle", se félicite dans un communiqué M. Juppé.

Il invite cependant "la région Poitou-Charentes" à "prendre ses responsabilités" afin de régler "le problème du co-financement" de cette région présidée par la socialiste Ségolène Royal.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports, ont demandé vendredi à Hubert du Mesnil, président de RFF, de procéder dès à présent au lancement du second tour de l'appel d'offres pour la LGV-SEA.

RFF, qui avait reçu en septembre 2008 les offres initiales des candidats, a procédé à l'analyse de ces offres et décidé de poursuivre la consultation avec les groupements constitués autour des sociétés Bouygues, Eiffage et Vinci.

Au cours du second tour de consultation, qui au départ devait être lancé au printemps, les trois candidats devront remettre leurs offres finales d'ici la fin de l'année 2009, pour une attribution en 2010.

La future LGV-SEA sera constituée d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2016) assorti des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (en 2018-2020) et Poitiers-Limoges (en 2016).

Ce projet constitue le plus important partenariat public-privé réalisé en Europe dans le domaine ferroviaire et porte sur 7,2 milliards d'euros.

Par FNAUT Bressuire - Publié dans : >> L'actualité régionale
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Lundi 3 août 2009

Hier, à Civray, dans la Vienne, Ségolène Royal visitait des maisons en bois, constructions qu'elle encourage vivement par des aides régionales. Entre deux habitations, il lui a été demandé ce qu'elle allait faire dans le dossier LGV. On sait qu'elle avait proposé, dans un courrier à François Fillon, de financer le chantier du tronçon de Tours-Bordeaux par le biais de l'Établissement public foncier régional (EPFR). En retour, le Premier ministre lui avait fait indiquer son refus d'une telle solution, pour des questions purement juridiques.

 

« Racket »

 

« Ce que je vais faire ? Je vais céder au chantage pour ne pas pénaliser la région », a-t-elle répondu, avant de s'en prendre vigoureusement à la politique gouvernementale. Elle en pense beaucoup de mal et ne s'est pas privée de l'écrire dans une nouvelle lettre que va prochainement recevoir M. Fillon. Elle dit considérer l'État « comme mal géré puisque ses caisses sont vides ». En conséquence, il doit puiser dans celles d'une région qui, elle, - c'est sa patronne qui l'affirme - « est bien gérée ».

 

« C'est une forme de racket. C'est une atteinte à la démocratie locale. Cette dépense imposée se fera au détriment d'investissements que nous avions prévu de faire », a-t-elle poursuivi, fort mécontente de la façon dont les négociations ont été menées.

 

On lui avait clairement laissé entendre que si Poitou-Charentes ne mettait pas la main à la poche, Angoulême, Poitiers et Châtellerault risquaient de regarder passer... le train. D'ailleurs, dans un communiqué, Alain Juppé réaffirmait hier cette menace en termes choisis, écrivant que « le problème du cofinancement en Poitou-Charentes n'étant pas entièrement réglé, le dossier, afin de ne pas retarder la procédure d'appels d'offres, laisse ouvertes trois options relatives aux aménagements de desserte en Poitou-Charentes ». Élégant propos ne laissant guère le choix.

 

Voilà donc Ségolène Royal avec une facture de l'ordre de 120 millions d'euros sur les bras. Une somme qui sera lissée dans le temps, les décaissements intervenant au fur et à mesure des travaux qui pourraient s'étaler sur une dizaine d'années. C'est sans doute un pur hasard si, hier après-midi, à Poitiers, « l'ami » de Mme Royal, le préfet de région Bernard Tomasini, a fait parvenir un communiqué indiquant que l'État avait versé près de 40 millions à la Région depuis le début de l'année, au titre de la taxe intérieure sur les produits pétroliers...

 

 

Heureux !

 

Cette décision de la présidente de Région a au moins fait deux heureux. D'abord, son ancien premier vice-président, Jean-François Fountaine, chassé pour divergences de vues budgétaires, qui avouait hier soir que pour l'équipement du territoire, il était impossible de passer à côté de cette LGV. « Et n'oublions pas, ajoutait-il, que les rames du TGV, c'est à Aytré, aux portes de La Rochelle, qu'elles sont construites par Alstom. Voilà du travail pour quatre à cinq ans. Et lorsque Alstom ne peut faire face au plan de charge, c'est à Heuliez qu'il sous-traite... » Message très clair.

 

Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, jubilait également. « On peut envisager le début des travaux de ce qui sera le plus grand chantier d'Europe pour début 2011 », affirmait-il, en espérant que la décision de Ségolène Royal entraîne les « derniers Gaulois » à changer d'avis. Le département des Deux-Sèvres et les communautés de Niort, Saintes et Rochefort résistent toujours...

Auteur : Vincent Buche et Patrick Guilloton

Par SudOuest - Publié dans : >> L'actualité régionale
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Vendredi 31 juillet 2009
La déclaration d'utilité publique de la ligne à grande vitesse a été validée le 10 juin par le Premier ministre e.

En signant la déclaration d'utilité publique de la section Tours - Poitiers - Angoulême de la LGV Sud-Europe Atlantique, François Fillon a du même coup validé l'emplacement réservé de la future gare de Poitiers. Elle se construira sur un site qui répond à deux exigences fixées par Réseau Ferré de France pour aménager une gare : que le terrain soit plat et que la voie ferrée se présente dans une ligne droite d'au moins trois kilomètres. Le terrain de l'ASPTT, près de la route de Parthenay, sur la commune de Poitiers, répond à ces deux critères.
Jacques Santrot a toujours bataillé contre ce projet de nouvelle gare parce qu'il contrarie son pôle d'échanges multimodal à côté de la gare actuelle. L'ancien maire s'est d'abord opposé à une gare LGV à Avanton. En 2002, il obtenait du ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, que la ligne à grande vitesse longe l'A 10. Et qu'une bretelle soit aménagée au départ du hameau de Preuilly (Migné-Auxances) pour conduire les TGV dans l'actuelle gare. Seuls les trains filant vers Bordeaux sans s'arrêter emprunteraient la voie longeant l'autoroute. Cette bretelle nécessite la construction d'un double viaduc au-dessus de l'Auxance à hauteur de Preuilly. Et d'un pont au-dessus de l'échangeur routier de « la Folie ». La facture est estimée à 223 millions d'euros « pour un petit bout de ligne qui ne fera gagner que 5 ou 6 minutes pour se rendre à Paris », dénoncent Patrice et Sylvie Abonneau, du Comité contre les nuisances du train à grande vitesse, et Patrick Lantrès, pour le Comité TGV Réaction Citoyenne.
Le 12 juillet 2006, le comité technique de la LGV, instance officielle en charge du suivi du projet de ligne à grande vitesse, prenait position pour la future gare. « Il apparaît souhaitable de réserver la possibilité de construire à terme une gare sur la LGV. Solution qui s'avère la plus pertinente, la plus efficace et la plus respectueuse pour l'environnement. » Insérée dans le dossier d'enquête publique, cette proposition a été validée par le Premier ministre. Dès lors, c'est bien dans cette gare que s'arrêteront les TGV et non plus dans la gare actuelle. A quelle échéance ?
 
“ Quand le trafic l'imposera ”
 
Jacques Santrot a toujours objecté qu'une gare ce n'est pas seulement des trains qui s'arrêtent, mais des interconnexions entre des trains à grande vitesse et des trains régionaux. « Quand ils quittent un TGV, les voyageurs veulent pouvoir monter dans un TER sans changer de quai. » Il concédait quand même : « Quand le trafic l'imposera, il sera toujours temps de construire une nouvelle gare à l'extérieur de Poitiers. Mais il ne faut pas encourager ceux qui viennent à pied ou en bus pour prendre le train dans la gare actuelle, à sortir leur voiture pour se rendre dans la future gare. »
Le 2 juillet, l'argument est tombé à l'eau. Ce jour-là, la CAP a acté le projet de nouvelle passerelle pour relier les quartiers ouest de Poitiers avec le centre-ville. Horizon 2014. Deux ans avant l'ouverture annoncée de la future LGV. Cette grande passerelle ne s'arrêtera pas à Poitiers Ouest mais reliera Mignaloux au Futuroscope et pourra desservir l'aéroport de Biard. C'est ce que ne cesse de dire Alain Claeys lui-même. Alors pourquoi pas le site de l'ASPTT tout proche ? En descendant du TGV dans la future gare, les voyageurs trouveront un bus (plus tard peut-être un tramway ?) qui les conduira directement en centre-ville.



Alain Claeys : “ Le barreau de la LGV est une nécessité ! ”

 

“ On ne peut pas imaginer la gare de Poitiers privée de TGV, s'indigne le maire. Le barreau de raccordement avec la LGV est incontournable ! ”

 

Le député-maire de Poitiers ne comprend pas que le débat autour d'une gare LGV « refasse surface ». « Oui, un emplacement réservé figure bien du côté de l'ASPTT. Mais cette gare n'est pas d'actualité et n'est pas financée. » Quand verrait-elle le jour ? « Pas avant vingt ou trente ans. Aujourd'hui, ce n'est pas la question. »

La question, c'est tout le débat autour du financement de la ligne à grande vitesse qui n'en finit pas d'animer la vie politique.

La moitié des 7,5 milliards d'euros que nécessite l'investissement serait avancée par Bouygues, Vinci ou Eiffage, après appel d'offres. L'autre moitié par l'État, les conseils régionaux, les conseils généraux et les communautés d'agglomération d'Aquitaine, Midi-Pyrénées, Limousin, Poitou-Charentes. En Poitou-Charentes dont on attend 310 millions d'euros, toutes les collectivités ont donné leur accord. Sauf le conseil régional, la Communauté d'agglomération de Niort et le conseil général des Deux-Sèvres.

 

Jean-Philippe Setbon, secrétaire général de la préfecture : « Le 8 juillet, le Premier ministre, François Fillon, a demandé à la présidente du conseil régional de lui faire connaître ses intentions. » Le 19 juillet, Ségolène Royal proposait au Premier ministre que les 310 M€ des collectivités du Poitou-Charentes servent à acquérir les terrains d'assise de la future LGV via l'Établissement public foncier régional créé pour aider les collectivités à acheter des parcelles à urbaniser et aussi dans la perspective de la LGV. François Fillon vient de répondre à Ségolène Royal que sa proposition « soulève des impossibilités techniques et juridiques ». Il lui demande de reconsidérer sa position, faute de quoi les bretelles de raccordement de Châtellerault, Poitiers et Angoulême seraient différées. Ce qui voudrait dire que la ville de Poitiers, pour ne citer qu'elle, ne serait plus raccordée à la future LGV. « Une situation que ne je n'ose pas imaginer une seconde », dit Alain Claeys.

Par NR79 et 86 - Publié dans : >> L'actualité régionale
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