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Mardi 20 octobre 2009
Attention aujourd'hui, le 20 octobre 2009, aucun TER n'a circulé sur la ligne de Bressuire à Saumur et Tours.



Il en sera de même pour demain mercredi 21 octobre 2009.

Voir les prévsisions de trafic sur le site TER Pays de la Loire
Par FNAUT Bressuire - Publié dans : >> Les Sables - Bressuire - Saumur - Tours
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Lundi 19 octobre 2009

Le plan Fret d’Avenir


Communiqué commun CGT, CFDT, CFE-CGC, FNAUT, Réseau action climat, WWF, FNE

   

"Confirmer le Financement du plan Fret d’Avenir et ne pas anéantir ses effets bénéfiques, par des choix à contre sens sur le wagon isolé".

 

En 2007, lors les travaux du Grenelle de l’Environnement, nos organisations ont travaillé ensemble pour faire admettre que seule une vraie rupture avec la politique des transports, actuellement basée sur le tout routier, permettrait de lutter, efficacement, contre le réchauffement climatique. Le secteur des transports est, en effet, responsable du tiers de nos émissions de CO2. En juin 2008, nous avons organisé ensemble, au Conseil Economique, Social et Environnemental, un colloque intitulé « agir pour des transports écologiquement, socialement et économiquement durables » avec la participation du ministre des Transports et de nombreux acteurs dont la SNCF. Les conclusions de ce colloque ont confirmé notre détermination à mettre fin à la politique du tout routier.

 

La dernière publicité de la SNCF

 


Le plan Fret d’Avenir, présenté le 16 septembre par le gouvernement, est une initiative prometteuse qui correspond à des engagements du Grenelle : création d’autoroutes ferroviaires, fret à grande vitesse, relance du transport combiné et de la desserte des ports, modernisation du réseau ferré, traitement des points de saturation. Ces mesures structurelles, dont certaines bénéficieront aussi aux voyageurs, devraient contribuer à enrayer le déclin du fret ferroviaire, faciliter son développement et provoquer un report modal depuis la route et l’aérien.

 

Le financement, à hauteur de 7 milliards d’euros, peut incontestablement enclencher la dynamique de rupture attendue. Encore faut-il qu’il soit confirmé concrètement, ce qui, à ce jour, est loin d’être cas, et mis en place dans le cadre d’une politique cohérente. Certains choix restent incohérents avec les décisions prises lors du Grenelle. Ainsi, l’Etat comme des collectivités territoriales n’infléchissent pas leurs programmes routiers et autoroutiers, concurrents des investissements ferroviaires, à hauteur des ruptures annoncées. D’autre part, les dispositions de la loi Grenelle 1 affaiblissent la portée de l’éco-redevance poids lourds. Si les coûts/avantages écologiques et sociaux de chaque mode de transport ne sont pas pris en compte, les investissements ferroviaires prévus ne seront pas suffisants pour provoquer un report modal à la hauteur des ambitions affichées.


Wagons tremis en gare de Laval

 

 

Enfin les effets bénéfiques du plan ne doivent pas être anéantis par un quasi abandon du fret ferroviaire de proximité : la technique wagon isolé répond, avec le ferroutage, à des besoins complémentaires des chargeurs. Elle représente actuellement 42% du volume fret ferroviaire, mais recèle un important potentiel de report modal puisque 220 milliards de tonnes kilomètres/an sont acheminées par la route sur ce domaine d’influence. Une part non négligeable doit faire l’examen d’un report modal.

 

Les investissements prévus dans le plan Fret d’Avenir devraient permettre de transférer sur le rail près de deux millions de parcours de camions par an, mais seulement à l’horizon 2020. L’abandon du wagon isolé envisagé par la SNCF provoquerait, lui, un transfert du même ordre de grandeur mais en sens inverse, de manière immédiate et irréversible.

 

En gare de Château Gontier , 2 UM en manoeuvre devant la gare...

 


En définitive :

 

- à court terme, cette évolution serait un message terriblement négatif et incompréhensible donné à l’opinion ;

 

- comment inciter, demain, les producteurs et les distributeurs à changer de comportement modal si l’irrigation des territoires par la technique du wagon isolé a disparu et s’il n’y a plus d’alternative à la route ?

 

- à moyen terme, le bilan carbone du plan Fret d’Avenir serait nul. Il affaiblirait les capacités de la France à respecter ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Il est impératif de s’engager résolument vers un développement massif du fret ferroviaire combinant les acheminements massifiés et l’acheminement des lots de wagons. Le fret ferroviaire de proximité doit, impérativement, être non seulement maintenu mais développé. Ne faisons pas de ce dossier la grande occasion ratée du Grenelle de l’Environnement

 

Y 8160 en gare de LAVAL , devant les hangards SERNAM... vide.

 

L’urgence est là ! Nous demandons un moratoire sur l’abandon par la SNCF des trafics diffus par wagon isolé et son engagement volontariste vers de nouvelles organisations de production pour rendre économiquement pertinentes les opérations de groupage/dégroupage des wagons au plus près des territoires. La SNCF ne peut s’affranchir de cette responsabilité, au moins tant que la structuration avec des opérateurs de proximité reste virtuelle."

 

Paris, le 21 septembre 2009

Par FNAUT Bressuire - Publié dans : >> Fret ferroviaire
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Vendredi 16 octobre 2009
Les TER attirent à nouveau les voyageurs. L'augmentation de leur fréquentation est nette.

C'était « la privatisation ou la décentralisation », selon la formule du président de la Région Aquitaine, qui inaugurait hier les nouvelles couleurs des TER. Une façon de rappeler que lorsque les Régions ont obtenu la compétence des trains régionaux, le réseau et le matériel étaient en piteux état. Et comme dans beaucoup d'autres régions françaises, dont Poitou-Charentes, les centaines de millions d'euros investis ont permis de redonner une nouvelle jeunesse aux TER.

1 Des voyageurs qui reviennent vers le train

Depuis la régionalisation des TER, en 2002, leur fréquentation a augmenté de 42 % en Aquitaine. En Poitou-Charentes, la progression a même atteint 57 %. Selon les élus, cette progression est due à une augmentation très importante de l'offre, grâce à de nouvelles dessertes : 100 TER par jour de plus créés de 2002 à 2008, soit 27 % de sièges en plus.
En Poitou-Charentes, l'augmentation de l'offre a été variable selon les itinéraires : + 22 % pour Angoulême-Royan, mais + 49 % entre Niort et La Rochelle et même 54 % de La Rochelle jusqu'à Saintes et Bordeaux.
La création de nouvelles dessertes a donc été dépassée par le renouveau de la fréquentation. Celle-ci a permis de rentabiliser les investissements consentis pour améliorer le service rendu, et même au delà. Cela a posé des problèmes à certains moments, quand la fréquentation augmentait beaucoup plus vite que la création de nouveaux trains. Notamment pour Arcachon et Langon. C'était l'époque, il y a deux ou trois ans, où la moindre épidémie de grippe chez les contrôleurs ou une série de pannes sur des matériels vieillissants entraînaient l'annulation de nombreux trains, au grand dam des voyageurs bloqués sur un quai de gare. Le directeur régional de la SNCF plaidait pour un TER « victime de son succès » quand il était convoqué chez un président du Conseil régional très remonté.



2 Des problèmes qui persistent

En Aquitaine, c'est la ligne de la Garonne, entre Bordeaux, Langon et Agen, qui continue à poser des problèmes et qui en posera au moins jusqu'en 2011 (lire ci-dessous). Mais les retards s'accumulent aussi sur deux lignes du sud entre Bayonne et Puyoô, ainsi qu'entre Hendaye et Dax. Ils devraient cependant n'être bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Des travaux doivent permettre de redonner à ces lignes des taux de ponctualité dans la moyenne de l'Aquitaine.
Quant à Bayonne-Saint-Jean-Pied--de-Port, elle sera fermée totalement pour rénovation pendant six mois à partir de janvier prochain.

En Poitou-Charentes, la voie unique Poitiers-La Rochelle « est saturée », explique Michelle Carmouse, vice-présidente du Conseil régional en charge des TER. La ligne de Saintes à Angoulême est également à rénover complètement, ce  qui va nécessiter sa fermeture pendant de nombreux mois en 2010.
Tout comme la liaison Poitiers-Limoges a été assurée par autocar cette année, jusqu'à sa remise en service pour la fin de 2009.

3 Tarification et billetterie

Les Conseils régionaux ont eu à coeur, depuis 2002, de mettre en place des tarifications intéressantes pour ceux qui empruntent le train, que ce soit pour aller travailler ou pour aller étudier. En Aquitaine, la carte Sésame offre la gratuité pour 24 voyages à ceux qui sont à la recherche d'un emploi, et les cartes Izy donnent droit à des réductions.
En Poitou-Charentes, les usagers quotidiens, qu'ils soient étudiants, travailleurs, ou pour toute autre raison, sans justificatif, disposent d'une carte qui leur accorde 75 % de réduction. Des accords de réciprocité ont été passés pour les réductions en faveur des jeunes avec les régions limitrophes : Centre, Limousin, Pays de la Loire et Aquitaine.

4 Plan de rénovation des gares

En Aquitaine, les petites gares ne sont pas actuellement « en très bon état », de l'aveu même d'un cadre de la SNCF. 53 gares TER devaient être modernisées sur un total de 157 (gares et points d'arrêt). 10 l'ont déjà été, et 13 millions d'euros ont été engagés. Il s'agit par exemple de la gare de Marcheprime (33), qui a été inaugurée hier et a coûté 240 000 euros.
En Poitou-Charentes, celles de Saint-Maixant et de Ruffec l'ont déjà été, tandis que Montmorillon et Châtelaillon ont déjà été décidées.

5 Les nouveaux matériels

En quelques années, depuis 1998, les passagers ont pu apprécier l'évolution du matériel roulant mis à leur disposition. Les premiers autorails XTER, mis en service à partir de 1998, déjà climatisés et qui ressemblaient à des mini-TGV, ont changé l'image du TER aussi bien en Aquitaine qu'en Midi- Pyrénées. Leurs cousins à traction électrique sont apparus ensuite sur les lignes aquitaines.
Bruyants et peu fiables au début, ils ont été peu à peu supplantés par les autorails légers d'Alstom sur les petites lignes, puis par les autorails à grande capacité AGC de Bombardier, dans les deux régions.
L'Aquitaine envisage pour la suite de commander à partir de 2013 de nouvelles rames Alstom dont certaines seraient à deux étages, comme en région parisienne, pour les dessertes à forte densité comme Bordeaux-Arcachon ou Bordeaux-Langon
Par Sud-Ouest - Publié dans : >> L'actualité régionale
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Mardi 29 septembre 2009
Lancée dans le climat de scepticisme qui entoure toute innovation, affectée ensuite par le climat social puis de la baisse du prix des carburants, la première autoroute ferroviaire d’Europe est victime de son succès. L’idée de départ était limpide, mais osée : combiner les avantages du fret ferroviaire et du transport routier… tout en évitant «la rigidité » du premier, les coûts en carburant, les risques et la pollution du second.

Pour ce faire, rien de tel que de mettre les (semi-) remorques directement sur les rails. La première autoroute ferroviaire européenne était née… En dix-huit mois, elle a fini par convaincre les transporteurs les plus sceptiques : mille sept cents remorques auront ainsi fait la navette entre Bettembourg et Perpignan au cours de ce mois de septembre. «C’est une augmentation de 100 % par rapport à nos chiffres de septembre 2008 », commente Thierry Le Guilloux, directeur général de Lorry-Rail. Un résultat d’autant plus remarquable qu’il a été réalisé en pleine récession économique, à un moment où le transport combiné chute de plus de 20 % partout en Europe !

«Paradoxalement, la crise a conforté notre position, dans la mesure où elle oblige tout le monde à faire preuve de créativité, à chercher de nouvelles solutions », explique Daniel Lebreton. En bon directeur commercial, il détaille comme à la parade les multiples avantages du système mis en place par Lorry-Rail : «Nous proposons un moyen de transport sûr, rapide, ponctuel… Les wagons étant équipés de GPS, nos clients peuvent localiser leurs cargaisons à tout moment par le biais de notre service center 24/24. Alors, quand certains de nos premiers clients ont dû revoir leurs tonnages à la baisse en raison de la crise, nous avons pu élargir notre clientèle aux transports frigorifiques, à l’électronique, aux produits à haute valeur ajoutée, aux "matières dangereuses". Nos interlocuteurs commencent à comprendre que nous pouvons être au fret ce que le TGV est au transport de passagers…»

Le succès de l’autoroute ferroviaire n’aurait cependant pas été possible sans la mise en place d’une seconde rame quotidienne. Du coup, Lorry-Rail capte désormais des clients venus d’aussi loin que le nord de l’Allemagne ou le sud de l’Espagne : «Si un routier rate le départ en raison d’un retard pris sur la route, sa cargaison ne reste plus en stand-by pendant vingt-quatre heures… L’objectif est même de proposer, courant 2010, un départ toutes les six heures. Pour rester dans l’esprit de flexibilité du projet

L’engagement pris par le gouvernement de consacrer sept milliards d’euros au développement du fret ferroviaire apporte de l’eau au moulin de Lorry-Rail : «La majeure partie de ces fonds sera investie dans les infrastructures, qui constituaient jusqu’à présent un frein à notre développement. Plus nous disposerons d’itinéraires de délestage ou simplement de tunnels adaptés, mieux ça sera !» La récente «rumeur » selon laquelle la SNCF aurait l’intention de «prendre le contrôle de Lorry-Rail » ne provoque par contre que des commentaires mesurés chez le directeur général : «Elle fait partie de nos actionnaires, mais à hauteur de 12,5 % seulement. Il ne serait pas anormal qu’elle songe aujourd’hui à augmenter sa part de capital

Et de toute façon, Thierry Le Guilloux a d’autres soucis, ces jours-ci : il attend avec impatience les premières livraisons de la soixantaine de nouveaux wagons commandés pour faire face à la demande. Lorry-Rail est déjà en sous-capacité, «mais à la mi-novembre, c’est la saison des agrumes qui débute en Espagne ». Un marché qui représente cinquante à soixante semi-remorques par jour pour l’opérateur.

Par republicain-lorrain.fr - Publié dans : >> Fret ferroviaire
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Mardi 29 septembre 2009
Le bilan carbone d'une ligne TGV, de sa construction à son exploitation, démontre qu'elle représente un investissement "rentable" en termes de réduction d'émissions de CO2, à l'origine du réchauffement climatique. Grâce au report qu'elle permet de la voiture et de l'avion vers le train, l'empreinte carbone d'une ligne TGV devient nulle à partir de sa 12e année d'exploitation et "rentable" au-delà, selon une étude réalisée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la SNCF et RFF, et rendue publique vendredi.

La ligne qui reliera Dijon à Mulhouse à partir de décembre 2011, et qui a servi de base à cette étude inédite, permettra ainsi d'éviter, selon ces calculs, l'émission de près de 4 millions de tonnes équivalent CO2 (teCO2) sur 30 ans, soit les émissions d'une ville comme Dijon pendant deux ans.

La France compte aujourd'hui 1.850 km de lignes à grande vitesse (LGV). La loi Grenelle de l'environnement prévoit 2.000 km supplémentaires à l'horizon 2020, répartis en une dizaine de projets. "Cette étude confirme clairement l'intérêt du TGV pour les trajets interurbains", explique à l'AFP Virginie Schwarz, directrice Energie, air et bruit, au sein de l'Ademe. "Elle montre par ailleurs que, dans les débats sur le ferroviaire, il faut qu'on regarde de plus près la partie amont (conception et construction), qui représente, sur 30 ans, 43% des émissions totales, contre 57% pour l'exploitation et la maintenance", ajoute-t-elle.

Prospection archéologique, déboisement (sur une largeur moyenne de 100 mètres autour de la voie), déplacements de la terre (déblais ou remblais), mais aussi matériaux et matériel utilisés, allant de la chaux pour les traitement de sol aux ordinateurs (500 sur ce projet): tous les postes ont été passés au filtre du carbone.

En s'en tenant aux seules émissions liées à l'énergie consommée lors du transport, nombre de calculs mis en avant jusqu'à ce jour offraient des comparaisons très flatteuses pour le train, mais laissaient de nombreuses émissions de gaz à effet de serre s'"échapper" dans l'atmosphère. Cette méthode assez simpliste permet ainsi d'affirmer que 500 kg de carbone permettent à un individu de faire un aller-retour Paris-New-York en avion, ou 15.000 km en voiture citadine, ou 8.000 km en berline, ou... "18 fois le tour de la Terre en TGV".

S'appuyant sur ce premier "Bilan carbone ferroviaire global", la SNCF dresse un inventaire des points d'amélioration possibles: diminuer l'utilisation du ciment dans la construction des gares, équiper l'ensemble des bâtiments ferroviaires de panneaux photovoltaïques, ou encore former le personnel à l'éco-conduite des trains.

Pour France Nature Environnement (FNE), qui rassemble 3.000 associations, la réalisation d'un bilan carbone complet des LGV est une réelle "avancée", mais elle ne doit pas faire oublier d'autres enjeux environnementaux, liés à la protection de la biodiversité, "tissu vivant" de la planète. "Quand une ligne à grande vitesse coupe une vallée en deux, il est très difficile d'évaluer ou de quantifier les atteintes à l'habitat d'une espèce végétale ou animale", souligne Michel Dubromel, responsable transport au sein de la Fédération.

"Quand on examine ces projets, la "lunette climat" est importante, mais elle ne doit pas faire oublier les équilibres des milieux naturels", met-il en garde.

Par journaldunet.com - Publié dans : >> Transports, environnement et développement dura
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